
Pour clore notre série des Fêtes, on termine notre survol de la politique canadienne avec une dernière liste soigneusement choisie, inspirée des moments marquants de l’année et du leadership à venir.
Place maintenant au premier ministre Mark Carney.
Un marqueur permanent personnalisé pour les sommets imprévisibles, conçu avec une encre indélébile, pour que les signatures ne s’effacent pas dès que le président tweet quelque chose sur le lait, l’aluminium ou le bois d’œuvre.
C’est la seule façon qu’un accord commercial dure plus longtemps que le vol de retour.
Un jeu de cartes standard, pensé pour le solitaire – le jeu idéal pour un premier ministre dont les alliés provinciaux ont tranquillement quitté la table.
Avec le solitaire, il peut jouer aux cartes sans avoir besoin de tous les premiers ministres libéraux en même temps, ce qui tombe bien… puisqu’ils ne sont plus là.

Un colis discret, gardé en réserve pour les députés conservateurs qui réalisent que le style de gestion de Pierre Poilievre n’est pas exactement ce qu’ils avaient en tête.
On y trouve une cravate rouge avec le nœud déjà fait et une balle antistress : un petit rappel que traverser de l’autre côté peut vite devenir un moment stressant.
Un cadeau d’adieu bienveillant pour Steven Guilbeault, alors qu’il quitte le Cabinet. Avec un harnais de sécurité et l’approbation officielle du comité santé et sécurité, c’est l’occasion de recréer sa célèbre escalade de la tour du CN en 2001.
Après des années de militantisme environnemental très médiatisé et un passage au Cabinet, la retraite de la politique fédérale pourrait lui offrir de nouveaux sommets. Au moins, la vue de la tour du CN est impressionnante.
Une calculatrice solide pour le ministère des Finances et ses interminables zéros. Quand l’écran vertical devient trop étroit, le mode paysage permet de voir plus grand — même si ça demande de plisser les yeux un peu.
Les défis budgétaires restent au cœur de l’actualité à mesure que le nouveau gouvernement s’installe, et ce modèle révolutionnaire donne l’impression que le « déficit opérationnel » est sous contrôle. Tourner l’écran de bord ne va pas changer pas les chiffres, mais au moins, ça va rentrer.
Un traducteur spécialisé pour un premier ministre qui parle couramment la langue des banques centrales, mais qui doit encore peaufiner son français. Il permet de traduire des expressions comme « assouplissement quantitatif » ou « ancrages budgétaires » en quelque chose de plus utile pour demander un autre morceau d’un bon pain sandwich.
L’expertise en économie de Carney ne fait aucun doute, mais le fédéral exige une connaissance de nos deux langues officielles. Chaque mot compte, surtout sur la langue et certains l’ont appris à la dure.
On ne sait pas si ces cadeaux vont vraiment se retrouver sur la vraie de vraie liste. Mais les thèmes sont clairs : diplomatie, unité et une année placée sous le signe de l’équilibre. À l’approche de 2026, la vue du haut des sondages vaudra certainement la peine.